mercredi 7 avril 2021

La moto au temps du Covid

On peut dire que j'ai eu de la chance!!! Début avril lorsqu'a débuté le troisième confinement en France j'étais en Espagne. Je devais rentrer mi avril mais quand j'ai eu connaissance de cette décision j'ai décidé de prolonger mon séjour jusqu'en mai. En faisant cela je savais que je mettais le doigt dans le terrible engrenage du privilège et que forcément, à un moment où à un autre j'allais vouloir sortir ma moto alors de la à programmer un roadtrip il n'y aurait qu'un pas... que je franchirai sans trop d'arrière pensées. 

 


Oh ne me critiquez pas, à ma place vous auriez peut-être fait pareil. Et puis ce n'est pas comme si j'étais parti pour éviter d'être enfermé, je partage ma vie depuis quelques années entre les deux pays et je me trouvais du bon côté de la frontière au bon moment. 

 L'état d'urgence sanitaire est aussi en vigueur en Espagne, mais comme la pression de l'épidémie semble un peu moins forte chez nos voisins, les restrictions y sont moins sévères. Imaginez un peux, alors qu'en France en ce moment il est interdit de s'éloigner de plus de 10 kms de son domicile, ici je dois juste rester dans la même province, celle de Grenade en ce qui me concerne. Pour vous donner une idée, elle fait quand même une superficie de presque trois fois le département de l'Ardèche. Alors même si une partie non négligeable de cette surface est occupée par la Sierra Nevada on ne va pas faire le difficile. 

Voilà le plan de route que j'ai suivi


Avant de vous parler roadtrip, et pour ne pas que vous me détestiez tout de suite, je vais vous faire une confidence. Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, je n'ai pas eu que du grand soleil pour cette escapade andalouse, loin s'en faut. Dans certaines portions du circuit je me suis même carrément gelé les miches. C'est bien fait pour lui penseront certains d'entre vous et je ne peux guère leur en vouloir, j'ai moi même pris ces épisodes de congélation comme une façon de payer un peu ce bonheur que j'avais de rouler à travers des paysages sublimes, mais pour être franc, j'ai bien vite oublié le côté expiatoire de mon expédition pour me focaliser sur ce pourquoi j'étais là... La moto, la route, les paysages. 

Comme on peut le voir, je n'ai pas eu que du soleil pour cette escapade andalouse

Faire le tour de la Sierra Nevada en partant de chez moi, cette idée me trottait dans la tête depuis un moment. Mon point de départ, c'est la petite ville de Salobreña, en plein sur la Costa Tropicale. Ce parcours fait environ 400km, en temps normal, c'est à dire sans toutes les restrictions liées à l'état d'urgence sanitaire, je l'aurais fait en une seule journée. Mais pour cette fois, vu que le couvre feu et l'obligation de ne pas sortir de la province de Grenade m'imposent leurs contraintes, je le ferai en deux jours. J'ai donc prévu un arrêt en plein milieu de mon escapade avec une nuit dans un petit hôtel, un truc complètement fou, comme on en faisait encore quand on était dans le monde d'avant. 

Mon point de départ c'est la petite ville de Salobrena, sur la Costa Tropicale


Voilà, je suis près à partir. Ici, le couvre feu se termine à 7h00 le matin, je suis donc carrément dans les clous lorsque je tourne la clé de contact de Titine à 7h01. Le petit ronronnement de la pompe à essence m'indique que madame se réveille normalement et, comme pour me le confirmer, elle m'affiche son état de santé par un festival de lumières colorées. C'est beau et rassurant tous ces voyants, mais plutôt que de savoir son ABS en pleine forme et sa boîte de vitesse au point mort, j'aurai préféré qu'elle me cause un peu, qu'elle me dise combien elle était contente d'aller faire ce roadtrip de deux jours avec moi, mais rien, elle n'a pas dit un mot. Le père Lamartine un jour qu'il revenait d'un roadtrip moto avait eût ces vers célèbres "Objets inanimés avez vous donc une âme". Ma Titine à moi visiblement n'en a pas et c'est dommage. Voilà un point sur lequel il va falloir travailler Mr Honda. 

"Objets inanimés avez vous donc une âme" ma Titine visiblement n'en a pas !!!

 

Côté dimensions, la Sierra Nevada ce n'est pas les Alpes, mais ce n'est pas non plus un vulgaire tas de cailloux. D'Est en Ouest elle s'étire sur une distance d'environ 100km, et au plus large il faut bien en compter une bonne quarantaine pour la traverser. Ajoutez à cela une triplette de sommets à près de 3500m et vous aurez une idée de la bestiole qu'il va me falloir contourner. A vrai dire, quand je vous parle de contournement ce n'est pas tout à fait exact. Pour respecter les restrictions de déplacement j'ai été obligé de raboter un bout du massif à l'Est car il se trouve en dehors de la province de Grenade. Cette contrainte n'est pas pénalisante pour la qualité du circuit bien au contraire, elle permet de prendre la seule route à ma connaissance qui traverse la Sierra du nord au sud en haute montagne, la A337. Elle passe par "Puerto de la Raga", un col à 2000m d'altitude qui n'a rien à envier à ses grands frères alpins.

Sur la route qui mène au Puerto de la Raga

 

Lorsque je sors de Salobreña le soleil n'est pas encore levé, les Espagnols non plus d'ailleurs, mais ça depuis que je fréquente leur pays je m'y suis habitué. Ils n'évoluent pas dans la même dimension temporelle que moi, et si je n'y prend pas garde je vis ma journée avec deux bonnes heures d'avance sur eux. Je roule vers l'Est le long du littoral, la A340 est belle lorsqu'elle longe la mer. Arrivé dans la ville de Castel de Ferro, je met le cap au nord, c'est le début de l'ascension qui va me mener jusqu'à la vallée du Rio Gadalfeo. Une fois arrivé là-haut, j'ai un moment d'hésitation. Deux itinéraires s'offrent à moi pour rejoindre la ville de Laroles. La A348 qui est belle et invite à une conduite plutôt dynamique, ou un peu plus au nord, la A4132 qui est moins roulante mais qui traverse tous les petits villages blancs de l'Alpujara, c'est ainsi qu'on nomme le flanc sud de la Sierra Nevada. Il y a dix ans je n'aurai même pas réfléchi et j'aurai croqué à pleine dents la belle nationale A348, mais la sagesse venant avec l'âge, ou l'inverse, la science ne s'est toujours pas prononcée, je vais adopter une allure de touriste et visiter les villages d'Órgiva, Soportùjar, Pampaneira, Trevelez, Bèrchules. Chacun d'entre eux possède son Joker pour attirer le touriste. Órgiva qui a joué un rôle important dans la région au temps de la Reconquista offre aux amateurs d'histoire quelques monuments dignes d'intérêt, Sportùrar a tout misé sur ses vieilles légendes et ses histoires de sorcière, Trevelez reste la capitale, que dis-je, la Mècque du séchage de jambon, l'odeur en imprègne toute la ville, quant à Bèrchules, elle n'est pas en reste non plus, sa particularité à elle c'est de fêter la nouvelle année au mois d'août, une vieille histoire de coupure d'électricité survenue malencontreusement un soir de réveillon, mais là je n'ai pas pu vérifier. Tout ça nous amène inexorablement à la partie haute montagne de mon parcours. C'est la petite ville de Laroles qui en est l'unique porte d'entrée. La A337 semble avoir ouvert le massif en deux. Je vais rester dans la partie Ouest qui se trouve dans la province de Grenade, le côté Est quand à lui appartient à celle d'Almeria, quand je vous dis que je respecte les restrictions à la lettre. 

Trevelez, la capitale du séchage de jambon

 

Dans certains des passages que je vais traverser on pourrait presque se croire en avion, "Mesdames et Messieurs c'est votre commandant qui vous parle", on est parti pour une trentaine de kilomètres de plaisir jusqu'à la ville de La Calahorra, de l'autre côté de la montagne. La route est en bon état sur pratiquement tout le parcours mais il faut quand même rester très vigilant, de nombreuses pierres tombent des falaises toutes proches, il m'est même arrivé d'en trouver plusieurs en plein virage, la nature ne respecte vraiment rien. Sinon vous sentez ces odeurs de fleurs? On ne sait plus très bien si ce sont les orangers, les genêts ou les pins tellement ça se mélange, mais une chose est sûr, ça donnerait presque envie d'être une abeille. 

 

Mesdames et messieurs attachez votre ceinture, on part pour une trentaine de kilomètres de virolos

Côté montée, la route serpente gentillement le long des paroies rocheuses, il y a des virages serrés mais pas trop. J'enchaine, courbe à droite, courbe à gauche, en poussant chaque fois la moto d'un coup de genou, tout en souplesse, j'ai l'impression de godiller dans la neige fraîche. C'est dans ces moments là que je comprend pourquoi je fais de la moto, et pourquoi j'aime tant ça, cette faculté qu'a cet engin à me fixer dans le temps présent, à me faire ressentir chaque seconde qui s'écoule, sans chercher à savoir ce qui se passera plus tard, sans analyser ce qui est déjà derrière, on n'a pas si souvent l'occasion de se sentir vivre. Je passe le col sur un nuage, au sens propre comme au figuré, j'en oublie même de m'arrêter. Demi tour à l'arrache, photo, collage du sticker, pour un peu je pisserais sur le panneau pour marquer mon territoire. 

 

Photo, sticker collé, pour un peu je pisserai sur le panneau pour marquer mon territoire

Côté descente ce n'est pas mal non plus, car en plus du plaisir de virevolter, on a une vue imprenable sur la vallée. Tout en bas, très loin, des champs d'éoliennes, et une myriade de panneaux solaires soutirent un max d'énergie au soleil andalous. Un peu plus tard, c'est la ville de La Calahorra qui surgit d'entre les pins avec son château haut perché sur sa colline, vision furtive, impossible de s'arrêter pour la photo, il faudra garder cette image en mémoire. Plus que quelques centaines de mètres avant d'atterrir en plein centre ville, la magie s'arrête contre les murs des premières habitations. Je suis presque groggy, avec les oreilles bouchées par la perte d'altitude, j’entends à peine le ronronnement du 1300 cm3, j'ai l'impression de conduire une moto électrique. Je tourne un peu dans la ville histoire de trouver un angle de vue sympa pour photographier le château, dommage, ça n'a pas le même rendu que là-haut. 

La ville de La Calahorra et son château

 

Je ne vous l'ai pas encore dit mais mon hôtel se trouve à Zùjar, une petite ville située presque à la frontière nord de la province de Grenade. Avant d'y aller je fais une pause repas à Alcudia de Guadix, arrêt qui va me permettre de discuter avec deux gars du coin qui admirent ma CB1300S (c'est vrai les gars qu'elle est belle). Tous deux sont motards, tous deux ont des trails BMW. Mon espagnol en carton me permet juste de comprendre l'essentiel de la discussion, ils sont du coin, ils aiment beaucoup leur région, on peut y faire beaucoup de off road, je m'en apercevrais dans quelques heures. Ils me demandent aussi si je suis vacciné, ah oui, je comprend, ils tiennent la pharmacie du village, d'ailleurs si j'ai besoin de médicaments... Merci les gars, mais pour le moment ça va !!! Avec tout ça j'ai presque oublié que je dois trouver mon hôtel avant le couvre-feux. À vol d'oiseau il n'y a qu'une cinquantaine de kilomètres entre nous, mais des routes directes pour s'y rendre il n'en existe pas. Le réseau routier dans cette région n'est pas très fourni, en gros on a le choix entre route défoncée, chemin de graviers ou 2X2 voies... Finalement je serai obligé d'utiliser les trois options pour arriver à destination, après avoir fait près d'une centaine de bornes quand même.... 

Une pause dans un bar, j'avais perdu l'habitude

 

C'est chouette d'aller à l'hôtel, j'avais oublié la sensation que ça procurait. Est ce parce-que la région ressemble pas mal au far West américain, ou parce-qu' il me reste quelques chromosomes de cow-boy planqués au fond de mon ADN, mais j'ai l'impression de poser ma monture devant la porte d'un saloon après une journée passée à chevaucher. Le rêve s'arrête très vite dès que je pénètre dans l'établissement, ici pas de piano bastringue qui gémi au fond d'une salle enfumée, pas de bagarres, pas de duels au pistolets, juste une dame bien sympa qui me propose une chambre toute mignonne et des petits vieux qui boivent des bières sur la terrasse, c'est bon, ça ira bien comme ça pour ce soir. 

Une nuit à l'hôtel, comme quand on était encore dans le monde d'avant

 

Je me suis réveillé très tôt le lendemain, du coup je suis prêt à partir à 7H30, mais la cuisinière n'est pas encore levée, je vais devoir attendre mon petit déjeuner. Je met ce temps libre à profit pour étudier le parcours de la journée. Avant de prendre le chemin du retour je me suis programmé une petite séance découverte de la région et j'espère y trouver de beaux paysages pour mes photos. En roadtrip je passe un temps conséquent à photographier, je m'arrête très souvent, pas toujours au bon endroit, alors je dois manœuvrer, faire demi tour, revenir sur mes pas, bref il ne fait pas bon rouler avec moi, je suis une véritable plaie. En plus j'ai un gros défaut, je suis irrémédiablement attiré par les gros ouvrages humains, les machins bien relous me dit souvent ma femme, genre les barrages et croyez moi dans le coin il y a de quoi faire. C'est donc tout naturellement que j'entreprends le tour du lac artificiel de Nengratìn. Je me rapproche le plus possible du mastodonte, j'en profite, ma femme n'est pas avec moi, à force, elle a fini par développer une allergie au béton.

 

Je profite que ma femme ne soit pas là pour trainer au pied des barrages

 Je longe la côte de cette retenue d'eau par le nord, elle est vraiment immense. Sur sa rive sud se trouve un massif isolé assez impressionnant, le Cerro Jábalon, d'en haut ça promet une vue impressionnante sur toute la région, mais la route qui y conduit me semble inaccessible avec une moto de route, à refaire plus tard avec un trail. Le temps passe très vite, il faut que je me rapproche de Grenade. Je ne tiens pas à refaire les mêmes erreurs qu'hier avec les chemins de terre, je prend la voie rapide. Je la quitte un peu avant d'arriver à la hauteur de l'embalse de Francisco Ambellan, et je prend la GR3201. 

 

40km de plaisir avec des paysages qui rappellent le Colorado

C'est parti pour 40 km de plaisir, de paysages qui rappellent le Colorado, avec en prime encore deux beaux barrages... Cette petite route est un lieu de prédilection pour les cyclistes de la région, prudence donc, ils sont partout. Arrivé dans la banlieue sud de Grenade j'ai eu envie de stopper un moment pas trop loin de l'Alhambra histoire de faire une photo, décision ambitieuse que j'allais vite regretter puisqu'il m'a fallut entrer en plein centre ville. La transition fût brutale et le contraste avec le calme de ces deux derniers jours important. J'ai regretté mon choix, dès le premier bouchon. 

 

Une fois dans la banlieue de Grenade j'ai eu envie d'aller saluer l'Alhambra

Si j'avais un conseil à donner à ceux qui ne connaissent pas encore Grenade, c'est de prévoir une visite spécifique à pieds et sur au moins deux jours si c'est possible. Je reprend le chemin de la côte, la fin de mon circuit se rapproche, je ne suis plus qu'à une soixantaine de kilomètres à vol d'oiseau de ma maison. Il est préférable de quitter la banlieue de Grenade par la voie rapide, alors encore une fois je me résigne mais j'en sors dès que c'est possible pour prendre la A4050. Cette petite route de montagne à tout ce qu'il faut pour me ramener à Salobreña dans la joie. Attention cet itinéraire n'est pas recommandé pour les acharnés de la vitesse. La largeur très modeste de la chaussée ainsi que la profondeur des précipices qui la côtoient ont vite fait de ramener le foufou à la raison. Et c'est pas plus mal car à tout instant on peux croiser en plein virage un tracteur et sa remorque chargée à bloc de fruits ou de légumes, et dans le cas où on sortirait de la route... Le plaisir est ailleurs, dans la contemplation par exemple. Ceux qui connaissent un peu cette région savent à quel point l'image de la montagne qui tombe dans la mer est juste, un millier de mètres de dénivelé en quelques kilomètres, ça tourne grave, mais quel plaisir de rouler avec le bleu de la mer en arrière plan. 

A tout moment on peut croiser un tracteur chargé à bloc et le fossé est profond!!!

 

La balade se termine, je suis de retour dans la petite ville de Salobreña, ici j'ai mon rituel, après mes tours de moto je vais m'offrir un petit rafraîchissement en bord de mer. J'aime beaucoup le petit bar à tapas "la Galera". Avec la Méditerranée en toile de fond et une cerveza à portée de main, c'est est un endroit idéal pour faire un petit debriefing post roadtrip. J'en profite pour me rappeller les meilleurs moments, regarder mes photos, bref prolonger encore un peu le plaisir. Je rêve aussi en pensant aux prochains roadtrips, ceux que je prévois de faire quand les restrictions seront levées. Alors si mon histoire vous à intéressé et si vous passez un jour dans cette région, regardez donc si vous n'apercevez pas une CB1300S qui attend patiemment son pilote, ça ne sert à rien de lui parler, je la connais, elle ne dira rien. Essayez plutôt de me trouver, je ne suis sûrement pas loin et moi je discute facilement. 








 


mercredi 20 janvier 2021

Bonne année 2021... Ou pas !!!

Ce n'est pas un scoop, les mois de décembre et moi ça n'a jamais vraiment été une histoire d'amour. A cette période, tous les ans, c'est la même panique, mon caractère change, je deviens bougon, désagréable, limite chiant, infréquentable. Tout ça c'est la faute à ce délire généralisé qui accompagne le passage de chaque nouvelle année, la faute à cette manie de vouloir faire comme si on redémarrait sa vie tous les 31 décembre à minuit!!!  Mais enfin les amis, le temps s'écoule de façon linéaire, et le matin du 1er janvier ne diffère en rien de tous les autres débuts de journée.

Et pourtant pour cette fois je suis tellement tenté de faire comme tout le monde, de faire comme si... Comme si au douzième coup de minuit on allait enfin pouvoir tout recommencer. Sortir une feuille toute blanche, une jolie feuille vierge de tout COVID, sans décompte de morts, sans période de confinement, sans mesures de distanciation, une belle feuille sur laquelle on allait pouvoir écrire l'histoire de cette toute jeune année 2021.

Et s'il suffisait d'y croire pour que tout ça se réalise??  Perso je suis prêt à tout essayer... Alors

 

Je nous souhaite à toutes et à tous une très belle année 2021


mardi 22 décembre 2020

J'ai une nouvelle compagne

Ok le titre est un peu ambiguë mais rassure toi, ce n'est pas de ma vie privée dont il va être question. Ma nouvelle compagne, elle est blanche et bleue, possède deux roues, un cadre, un moteur et lorsque je grimpe dessus c'est pour aller me balader sur les routes 😇😇. 

Alors si tu veux en savoir plus sur ma nouvelle moto, vas y vite, c'est par là...

vendredi 20 novembre 2020

Le retour du confinement

Et bien oui, ça fait presque cinq mois que je n'ai pas écrit dans mon blog. Si tu veux tout savoir j'ai même vérifié pour être sûr de ne pas me tromper, et effectivement mon dernier post date de la mi mai, juste à la fin du premier confinement. C'est sûr, certains ont du se dire que j'avais arrêté  la moto, ou pire que j'étais mort au fond d'un hôpital, tout pourri par le COVID... Et ben même pas les amis, je suis toujours vivant. 


Enfin, vivant, faut relativiser quand même, survivant serait un mot plus approprié, car faut dire que depuis le début de l'année 2020 et à cause de cette saleté de virus on traverse une période qui n'est pas vraiment propice à faire les foufous, du coup c'est pas étonnant si je n'ai rien de particulièrement extraordinaire à te raconter. Mais ne pars pas tout de suite, en grattant un peu j'ai trouvé quelques trucs à écrire, et même des petites vidéos à te montrer.

vendredi 23 octobre 2020

Ma nouvelle Transalp700

J'aurais dû m'en douter. À force de mater les blogs d'aventuriers sur Youtube, j'ai eu envie de corser mes sorties moto en allant tâter moi aussi de la terre et du cailloux. Seul petit problème mes bécanes actuelles ne sont pas faites pour ça, alors comme à mon âge on n'a plus trop de temps à perdre en hésitation, je me suis mis à la recherche d'une moto qui accepte de rouler ailleurs que sur l'asphalte. 
C'est mon banquier qui a été heureux que je ne craque pas pour une machine trop chère, genre BMW 1200GS avec de l'électronique à tous les étages. Non je suis reste modeste, j'ai juste acheté une vieille Transalp 700. Cette bécane ce n'est pas vraiment une moto tout terrain mais plus tout à fait une routière non plus, un genre de truc hybride, plutôt moyen en tout, un peu comme moi, c'est sûr qu'on allait bien s'entendre tous les deux. 

"Transalp"... C'est malin d'acheter une bécane avec un nom pareil, c'est bête mais tu te sens obligé de l'emmener dans des coins sérieux. On oublie le Beaujolais et le Massif Central et on se concentre sur des coins en trois dimensions, et chez nous a part les Alpes y'a rien de plus haut. 
Parlons en des Alpes. 





Ce qui se passe dans ma tête de schizophrène, préparation ou partir à l'arrache. 
L'aventure chacun la vit avec son niveau. 

jeudi 11 juin 2020

En liberté surveillée dans le parc du Morvan

Si comme moi vous habitez sur la planète Terre, vous avez forcément entendu parler du Corona Virus, cette sale bestiole qui nous pourri la vie depuis le début de l'année. Pour un petit nouveau il a quand même réussi l'exploit de faire enfermer les trois quarts de l'humanité pendant plus de deux mois, des semaines entières sans moto, sans copains, sans restau... Une vraie misère. 


Rester aussi longtemps sans pouvoir mettre la bécane dehors, j'avais jamais vécu ça. Alors comme tout motard à peu près normal, lorsqu'on a enfin retrouvé la possibilité de sortir j'ai apprécié de remettre les roues de Harlette dehors, il était temps, la perspective de ne plus avoir aucune autre expérience motorisée que celle passée à trottiner derrière ma tondeuse à gazon me minait le moral. 

dimanche 12 avril 2020

Et toi tu fais quoi pour la fin du monde ??

On vit un moment bien difficile. Depuis un mois une bonne moitiée des habitants de cette planète vit sans pouvoir sortir de chez elle, il faut absolument éviter d'être contaminé par ce méchant virus venu tout droit de Chine et qui te transforme les poumons en serpillère. Chaque matin je me reveille avec le même espoir, celui d'avoir fait un vilain cauchemar qui se terminera sitôt que j'aurai ouvert les yeux.


Malheureusement tout ça est bien réel, presque toute l'Europe est confinée et la date de notre remise en liberté n'est encore pas encore connue.


dimanche 15 mars 2020

Le motard et le virus

Un motard qui se préparait pour une aventure motorisée
Quelques jours avant de partir se trouva fort couillonné
Lorsqu'en Europe le Covid-19 se pointa soudainement
Et que par précaution Macron décida le confinement


Des heures de bricolage, un paquet d'euros de pièces détachées
Des mains pleines de cambouis, un sol de garage en partie ruiné
Un roadtrip de champion que l'on jette avant même le départ  
Y'a pas à dire ce virus est un sacré connard...

dimanche 23 février 2020

Sortie NM en Ardèche

Ça faisait un sacré moment que je n'avais pas roulé avec une bande de motards. À toujours être en mode "poor lonesome biker", on s'habitue vite à la solitude, voir même on la recherche.


L'occasion s'est présentée il y a quelques jours de participer à une sortie de groupe (petit le groupe pour cette fois) avec les motards du forum "Nousmotards". J'y ai vu l'occasion de changer mes habitudes et peut-être aussi l'opportunité de rencontrer des nouveaux compagnons de route. 

jeudi 13 février 2020

Le salon de la moto à Lyon

Il y a quelques années le salon de la moto à Lyon n'avait pas une très grande  renommée. Les motards qui avaient envie de se faire péter les mirettes devant du matos dernier cri n'avaient pas le choix, c'était soit se rendre à celui de Paris ou de Genève, soit se contenter de visiter les concessions dans lesquelles le choix était finalement tout aussi étoffé.


Mais ça c'était avant, car depuis quelques années les professionnels de la moto ont réalisé qu'il y avait du potentiel motard dans la région lyonnaise et le nombre d'exposants présent au salon a explosé. Résultat, le salon 2020 n'est pas seulement riche en nouveaux modèles, mais depuis deux années il rassemble un nombre d'équipementiers important, une belle expo de moto anciennes, des animations, des voyagistes spécialisés en circuits moto, des essais de nouveaux modèles enfin bref de quoi rendre heureux n'importe quel homomotardus pendant 4 jours.


mercredi 12 février 2020

Vercors en février, galère assurée...

Vous aussi vous trouvez que je n'écris pas beaucoup en ce moment... Vous avez raison, mais j'ai des excuses. En premier y'a le réchauffement climatique et sa hausse des températures qui me pousse sur la route toujours plus souvent, et quand je roule, bah je n'écris pas. Y'a aussi Instagram, cet outil diabolique avec lequel il faut compter maintenant, avec lui il est tellement facile et rapide de publier son humeur du moment, quelques clics, deux ou trois mots bien choisis, un émoticône banane avec des lunettes de soleil, et tu as tout de suite l'impression d'avoir fait un grand pas vers le prix Goncourt.


Il fallait réagir, et comme finalement je suis pas mal sorti pour ce début de saison, il y avait matière à raconter, j'ai même des photos, alors vite j'ai ressorti le clavier pour vous parler de cette petite sortie que j'ai faite mi février dans la région du Trièves, un peu galère en fait, mais lisez plutôt…

jeudi 9 janvier 2020

Bonne année 2020

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année, et surtout une bonne santé... Ah c'est original comme formule ça... Surtout qu'on ne l'a pratiquement pas entendu ces derniers temps.
Ce rituel me fait toujours autant rigoler, tu me diras que souhaiter du bonheur à ses proches au moins une fois dans l'année c'est déjà ça!!!


Alors comme je n'ai pas encore coupé les ponts avec toutes notions de socialisation, je vais souhaiter à toutes et tous les motards connectés (et aux autres aussi tant qu'à faire) beaucoup de belles sorties, qui sait peut-être même des grands voyages, du beau temps évidemment pour rouler sous le soleil, et puis des routes en bon état, et tant qu'on y est pas trop de points en mois sur le permis, et surtout pas de gamelle…

mercredi 11 septembre 2019

La côte méditerranéenne turque

Et voilà encore une de plus!!! Cette année sur mon gâteau d'anniversaire il y avait plus de bougies qu'à Lyon un soir de 8 décembre. Comme d'habitude ça m'a mis le moral dans les chaussettes, jusqu'au moment où Marie m'a montré mon cadeau... 



Deux semaines en Turquie, sur la côte méditerranéenne, avec en prime une location de moto, du coup j'ai repris immédiatement goût à la vie...

lundi 19 août 2019

Les Alpes en famille

Il y a 250 millions d'années les Alpes n'existaient pas encore. Le quart sud est de la France était tout plat, moche comme tout, une vraie misère. Les "homomotardus" de l'époque qui rêvaient de faire de jolis trips avec leurs Mammouski 16S (16 silex) avaient grave les boules de n'avoir que des lignes droites à se taper. Heureusement il y a eu cette histoire de plaques tectoniques qui se percutent, et de montagnes qui se forment, ça a été un peux long bien sûr mais le résultat est là, les motards d'aujourd'hui ont un super terrain de jeux. 



De nos jours on en profite pour se gaver de virages jusqu'à l’écœurement. C'est justement ce que nous avons décidé de faire, mon fiston, sa copine et moi. Quatre jours de moto en trois dimensions dans un décors de rêve, histoire d'oublier que l'été ne va pas tarder à se terminer et qu'il va falloir reprendre le chemin du bureau (enfin pour ceux qui travaillent bien sûr, parce-que moi 😅😅)

dimanche 11 août 2019

C'est arrivé cet été

Tenir à jour un blog moto ce n'est pas toujours facile, surtout lorsqu'on passe plusieurs semaines dans une région où il fait toujours beau. Quel rapport, très simple... Dès qu'il y a du soleil je roule, mais plus je roule plus j'ai de choses à raconter et moins j'ai de temps pour le faire... Mais j'ai trouvé la solution.


J'ai eu la sensation que j'allais rapidement saouler le monde avec une liste de routes à emprunter et de sites à ne surtout pas rater si je vous racontais chaqu'une de mes sorties en détail. Alors j'ai trouvé plus sympa de faire juste un résumé photographique des instants que j'ai le plus appréciés, une sorte de "best of" de mes meilleurs moments sur les routes andalouse.

lundi 17 juin 2019

L'Alpujarra


Sur ma carte d'Andalousie je cherche un itinéraire sympa pour la journée. Je ne connais pas très bien cette partie de l'Espagne mais je me doute en voyant tous ces reliefs que la région a beaucoup à offrir, tellement même que pendant un moment je suis dépassé par l'ampleur du choix, comme un gosse dans un magasin de jouet j'ai envie de tout essayer, oui mais par quoi commencer?



La mer c'est fait. Comme un bon touriste je me suis précipité sur les routes du littoral histoire de combler un peu le manque de mer et de soleil que ressentent fatalement les motards qui en sont souvent privés, mais maintenant j'ai envie d'autre chose, de Sierras et de villages blancs par exemple, ça tombe bien il y a une région ici qu'on appelle la Alpujarra et dont c'est justement la spécialité, ce sera mon choix du jour.

mercredi 5 juin 2019

Le Petit St Bernard et le Cormet de Roselend

Harley c'est pas une enseigne de grande distribution style Lidl, j'en ai encore fait l'expérience ce matin. Ici pas de prix cassés, pas de supers promos, rien que de pousser la porte d'entrée tu en prends déjà pour 100€. Mais voilà fallait bien que je le change ce pneu avant car on commençait à voir à travers, cette histoire m'a couté mon bras gauche, j'avais déjà perdu le droit pour l'achat du pneu arrière, ça ne va pas me faciliter la conduite tout ça.



Avant de repartir le chef d'atelier m'a gentillement rappelé que le pneu étant tout neuf il ne fallait pas rouler comme un goret tout de suite l'adhérence étant altérée par la petite couche de paraffine qu'on met en sortie d'usine pour protéger la gomme. Et il a raison le bougre, vu le prix du machin ce serait ballot de tomber tout de suite!!!
En rentrant chez moi je me suis demandé si j'allais oser rouler avec la bécane ou si je n'allais pas la stocker directement dans mon garage comme un petit trésor... Privilégié diront certains, gros couillon penseront les autres, je balance régulièrement entre les deux propositions, selon mon humeur.

dimanche 12 mai 2019

El Cabo de Gata

El Cabot de Gata c'est un parc naturel situé sur la côte andalouse à une trentaine de kilomètre à l'est d'Alméria. La réserve est vaste, et bien sûr ça parait un peu prétentieux de n'y consacrer qu'une petite journée pour la visiter, d'autan que pas très loin se trouve le désert des Tabernas dans lequel on a aussi très envie d'aller faire un tour. Avec les 300km de route nécessaires pour faire l'aller et le retour ça promet une bonne journée de roulage.


Alors vous venez avec nous?? Il reste un peu de place sur le topcase de la moto. Vous verrez, vous ne serez pas déçus, sinon c'est certain vous allez encore rester à tanquer devant votre télé, ce serait dommage...

samedi 27 avril 2019

Une descente en Andalousie

L'Andalousie c'est beau mais c'est loin. Enfin tout dépend du moyen de transport. Par exemple en avion le voyage Lyon-Malague dure moins de deux heures, c'est rapide et pas très cher à condition de bien choisir son vol. Alors pourquoi vouloir y aller à moto?? Mais pour le plaisir de rouler bien sûr. Je suis comme de nombreux motards, la destination n'est qu'un prétexte, une incitation à sortir la bécane, le vrai plaisir c'est quand on s'y rend.


Je suis un adepte du "go slow" alors je me suis préparé un petit itinéraire qui devrait tenir ses promesses au niveau du nombre de virages et du temps passé sur la bécane. Une vraie cure de jouvence.

jeudi 28 mars 2019

Les Gorges de la Loire

Pas nécessaire de partir à l'autre bout du monde pour se faire plaisir à moto !! Combien de fois j'ai lu cette phrase dans les magazines spécialisés. En général je n'adhère que mollement à ce principe car je me dis que la France la moto et moi c'est quand même une histoire de presque 45 ans, alors ajouter un peu d'exotisme à mes escapades ne nuirait surement pas à ma libido motocycliste.



Et puis voilà que je tombe sur un blog dans lequel l'auteur nous parle des Gorges de la Loire. Elles se trouvent sur une petite portion du fleuve entre les villes de Firminy et le Puy en Velay, un coin du département où je n'ai encore jamais posé mes roues... Une erreur que je vais m'empresser de réparer aujourd'hui.