mercredi 7 avril 2021

La moto au temps du Covid

On peut dire que j'ai eu de la chance!!! Début avril lorsqu'a débuté le troisième confinement en France j'étais en Espagne. Je devais rentrer mi avril mais quand j'ai eu connaissance de cette décision j'ai décidé de prolonger mon séjour jusqu'en mai. En faisant cela je savais que je mettais le doigt dans le terrible engrenage du privilège et que forcément, à un moment où à un autre j'allais vouloir sortir ma moto alors de la à programmer un roadtrip il n'y aurait qu'un pas... que je franchirai sans trop d'arrière pensées. 

 


Oh ne me critiquez pas, à ma place vous auriez peut-être fait pareil. Et puis ce n'est pas comme si j'étais parti pour éviter d'être enfermé, je partage ma vie depuis quelques années entre les deux pays et je me trouvais du bon côté de la frontière au bon moment. 

 L'état d'urgence sanitaire est aussi en vigueur en Espagne, mais comme la pression de l'épidémie semble un peu moins forte chez nos voisins, les restrictions y sont moins sévères. Imaginez un peux, alors qu'en France en ce moment il est interdit de s'éloigner de plus de 10 kms de son domicile, ici je dois juste rester dans la même province, celle de Grenade en ce qui me concerne. Pour vous donner une idée, elle fait quand même une superficie de presque trois fois le département de l'Ardèche. Alors même si une partie non négligeable de cette surface est occupée par la Sierra Nevada on ne va pas faire le difficile. 

Voilà le plan de route que j'ai suivi


Avant de vous parler roadtrip, et pour ne pas que vous me détestiez tout de suite, je vais vous faire une confidence. Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, je n'ai pas eu que du grand soleil pour cette escapade andalouse, loin s'en faut. Dans certaines portions du circuit je me suis même carrément gelé les miches. C'est bien fait pour lui penseront certains d'entre vous et je ne peux guère leur en vouloir, j'ai moi même pris ces épisodes de congélation comme une façon de payer un peu ce bonheur que j'avais de rouler à travers des paysages sublimes, mais pour être franc, j'ai bien vite oublié le côté expiatoire de mon expédition pour me focaliser sur ce pourquoi j'étais là... La moto, la route, les paysages. 

Comme on peut le voir, je n'ai pas eu que du soleil pour cette escapade andalouse

Faire le tour de la Sierra Nevada en partant de chez moi, cette idée me trottait dans la tête depuis un moment. Mon point de départ, c'est la petite ville de Salobreña, en plein sur la Costa Tropicale. Ce parcours fait environ 400km, en temps normal, c'est à dire sans toutes les restrictions liées à l'état d'urgence sanitaire, je l'aurais fait en une seule journée. Mais pour cette fois, vu que le couvre feu et l'obligation de ne pas sortir de la province de Grenade m'imposent leurs contraintes, je le ferai en deux jours. J'ai donc prévu un arrêt en plein milieu de mon escapade avec une nuit dans un petit hôtel, un truc complètement fou, comme on en faisait encore quand on était dans le monde d'avant. 

Mon point de départ c'est la petite ville de Salobrena, sur la Costa Tropicale


Voilà, je suis près à partir. Ici, le couvre feu se termine à 7h00 le matin, je suis donc carrément dans les clous lorsque je tourne la clé de contact de Titine à 7h01. Le petit ronronnement de la pompe à essence m'indique que madame se réveille normalement et, comme pour me le confirmer, elle m'affiche son état de santé par un festival de lumières colorées. C'est beau et rassurant tous ces voyants, mais plutôt que de savoir son ABS en pleine forme et sa boîte de vitesse au point mort, j'aurai préféré qu'elle me cause un peu, qu'elle me dise combien elle était contente d'aller faire ce roadtrip de deux jours avec moi, mais rien, elle n'a pas dit un mot. Le père Lamartine un jour qu'il revenait d'un roadtrip moto avait eût ces vers célèbres "Objets inanimés avez vous donc une âme". Ma Titine à moi visiblement n'en a pas et c'est dommage. Voilà un point sur lequel il va falloir travailler Mr Honda. 

"Objets inanimés avez vous donc une âme" ma Titine visiblement n'en a pas !!!

 

Côté dimensions, la Sierra Nevada ce n'est pas les Alpes, mais ce n'est pas non plus un vulgaire tas de cailloux. D'Est en Ouest elle s'étire sur une distance d'environ 100km, et au plus large il faut bien en compter une bonne quarantaine pour la traverser. Ajoutez à cela une triplette de sommets à près de 3500m et vous aurez une idée de la bestiole qu'il va me falloir contourner. A vrai dire, quand je vous parle de contournement ce n'est pas tout à fait exact. Pour respecter les restrictions de déplacement j'ai été obligé de raboter un bout du massif à l'Est car il se trouve en dehors de la province de Grenade. Cette contrainte n'est pas pénalisante pour la qualité du circuit bien au contraire, elle permet de prendre la seule route à ma connaissance qui traverse la Sierra du nord au sud en haute montagne, la A337. Elle passe par "Puerto de la Raga", un col à 2000m d'altitude qui n'a rien à envier à ses grands frères alpins.

Sur la route qui mène au Puerto de la Raga

 

Lorsque je sors de Salobreña le soleil n'est pas encore levé, les Espagnols non plus d'ailleurs, mais ça depuis que je fréquente leur pays je m'y suis habitué. Ils n'évoluent pas dans la même dimension temporelle que moi, et si je n'y prend pas garde je vis ma journée avec deux bonnes heures d'avance sur eux. Je roule vers l'Est le long du littoral, la A340 est belle lorsqu'elle longe la mer. Arrivé dans la ville de Castel de Ferro, je met le cap au nord, c'est le début de l'ascension qui va me mener jusqu'à la vallée du Rio Gadalfeo. Une fois arrivé là-haut, j'ai un moment d'hésitation. Deux itinéraires s'offrent à moi pour rejoindre la ville de Laroles. La A348 qui est belle et invite à une conduite plutôt dynamique, ou un peu plus au nord, la A4132 qui est moins roulante mais qui traverse tous les petits villages blancs de l'Alpujara, c'est ainsi qu'on nomme le flanc sud de la Sierra Nevada. Il y a dix ans je n'aurai même pas réfléchi et j'aurai croqué à pleine dents la belle nationale A348, mais la sagesse venant avec l'âge, ou l'inverse, la science ne s'est toujours pas prononcée, je vais adopter une allure de touriste et visiter les villages d'Órgiva, Soportùjar, Pampaneira, Trevelez, Bèrchules. Chacun d'entre eux possède son Joker pour attirer le touriste. Órgiva qui a joué un rôle important dans la région au temps de la Reconquista offre aux amateurs d'histoire quelques monuments dignes d'intérêt, Sportùrar a tout misé sur ses vieilles légendes et ses histoires de sorcière, Trevelez reste la capitale, que dis-je, la Mècque du séchage de jambon, l'odeur en imprègne toute la ville, quant à Bèrchules, elle n'est pas en reste non plus, sa particularité à elle c'est de fêter la nouvelle année au mois d'août, une vieille histoire de coupure d'électricité survenue malencontreusement un soir de réveillon, mais là je n'ai pas pu vérifier. Tout ça nous amène inexorablement à la partie haute montagne de mon parcours. C'est la petite ville de Laroles qui en est l'unique porte d'entrée. La A337 semble avoir ouvert le massif en deux. Je vais rester dans la partie Ouest qui se trouve dans la province de Grenade, le côté Est quand à lui appartient à celle d'Almeria, quand je vous dis que je respecte les restrictions à la lettre. 

Trevelez, la capitale du séchage de jambon

 

Dans certains des passages que je vais traverser on pourrait presque se croire en avion, "Mesdames et Messieurs c'est votre commandant qui vous parle", on est parti pour une trentaine de kilomètres de plaisir jusqu'à la ville de La Calahorra, de l'autre côté de la montagne. La route est en bon état sur pratiquement tout le parcours mais il faut quand même rester très vigilant, de nombreuses pierres tombent des falaises toutes proches, il m'est même arrivé d'en trouver plusieurs en plein virage, la nature ne respecte vraiment rien. Sinon vous sentez ces odeurs de fleurs? On ne sait plus très bien si ce sont les orangers, les genêts ou les pins tellement ça se mélange, mais une chose est sûr, ça donnerait presque envie d'être une abeille. 

 

Mesdames et messieurs attachez votre ceinture, on part pour une trentaine de kilomètres de virolos

Côté montée, la route serpente gentillement le long des paroies rocheuses, il y a des virages serrés mais pas trop. J'enchaine, courbe à droite, courbe à gauche, en poussant chaque fois la moto d'un coup de genou, tout en souplesse, j'ai l'impression de godiller dans la neige fraîche. C'est dans ces moments là que je comprend pourquoi je fais de la moto, et pourquoi j'aime tant ça, cette faculté qu'a cet engin à me fixer dans le temps présent, à me faire ressentir chaque seconde qui s'écoule, sans chercher à savoir ce qui se passera plus tard, sans analyser ce qui est déjà derrière, on n'a pas si souvent l'occasion de se sentir vivre. Je passe le col sur un nuage, au sens propre comme au figuré, j'en oublie même de m'arrêter. Demi tour à l'arrache, photo, collage du sticker, pour un peu je pisserais sur le panneau pour marquer mon territoire. 

 

Photo, sticker collé, pour un peu je pisserai sur le panneau pour marquer mon territoire

Côté descente ce n'est pas mal non plus, car en plus du plaisir de virevolter, on a une vue imprenable sur la vallée. Tout en bas, très loin, des champs d'éoliennes, et une myriade de panneaux solaires soutirent un max d'énergie au soleil andalous. Un peu plus tard, c'est la ville de La Calahorra qui surgit d'entre les pins avec son château haut perché sur sa colline, vision furtive, impossible de s'arrêter pour la photo, il faudra garder cette image en mémoire. Plus que quelques centaines de mètres avant d'atterrir en plein centre ville, la magie s'arrête contre les murs des premières habitations. Je suis presque groggy, avec les oreilles bouchées par la perte d'altitude, j’entends à peine le ronronnement du 1300 cm3, j'ai l'impression de conduire une moto électrique. Je tourne un peu dans la ville histoire de trouver un angle de vue sympa pour photographier le château, dommage, ça n'a pas le même rendu que là-haut. 

La ville de La Calahorra et son château

 

Je ne vous l'ai pas encore dit mais mon hôtel se trouve à Zùjar, une petite ville située presque à la frontière nord de la province de Grenade. Avant d'y aller je fais une pause repas à Alcudia de Guadix, arrêt qui va me permettre de discuter avec deux gars du coin qui admirent ma CB1300S (c'est vrai les gars qu'elle est belle). Tous deux sont motards, tous deux ont des trails BMW. Mon espagnol en carton me permet juste de comprendre l'essentiel de la discussion, ils sont du coin, ils aiment beaucoup leur région, on peut y faire beaucoup de off road, je m'en apercevrais dans quelques heures. Ils me demandent aussi si je suis vacciné, ah oui, je comprend, ils tiennent la pharmacie du village, d'ailleurs si j'ai besoin de médicaments... Merci les gars, mais pour le moment ça va !!! Avec tout ça j'ai presque oublié que je dois trouver mon hôtel avant le couvre-feux. À vol d'oiseau il n'y a qu'une cinquantaine de kilomètres entre nous, mais des routes directes pour s'y rendre il n'en existe pas. Le réseau routier dans cette région n'est pas très fourni, en gros on a le choix entre route défoncée, chemin de graviers ou 2X2 voies... Finalement je serai obligé d'utiliser les trois options pour arriver à destination, après avoir fait près d'une centaine de bornes quand même.... 

Une pause dans un bar, j'avais perdu l'habitude

 

C'est chouette d'aller à l'hôtel, j'avais oublié la sensation que ça procurait. Est ce parce-que la région ressemble pas mal au far West américain, ou parce-qu' il me reste quelques chromosomes de cow-boy planqués au fond de mon ADN, mais j'ai l'impression de poser ma monture devant la porte d'un saloon après une journée passée à chevaucher. Le rêve s'arrête très vite dès que je pénètre dans l'établissement, ici pas de piano bastringue qui gémi au fond d'une salle enfumée, pas de bagarres, pas de duels au pistolets, juste une dame bien sympa qui me propose une chambre toute mignonne et des petits vieux qui boivent des bières sur la terrasse, c'est bon, ça ira bien comme ça pour ce soir. 

Une nuit à l'hôtel, comme quand on était encore dans le monde d'avant

 

Je me suis réveillé très tôt le lendemain, du coup je suis prêt à partir à 7H30, mais la cuisinière n'est pas encore levée, je vais devoir attendre mon petit déjeuner. Je met ce temps libre à profit pour étudier le parcours de la journée. Avant de prendre le chemin du retour je me suis programmé une petite séance découverte de la région et j'espère y trouver de beaux paysages pour mes photos. En roadtrip je passe un temps conséquent à photographier, je m'arrête très souvent, pas toujours au bon endroit, alors je dois manœuvrer, faire demi tour, revenir sur mes pas, bref il ne fait pas bon rouler avec moi, je suis une véritable plaie. En plus j'ai un gros défaut, je suis irrémédiablement attiré par les gros ouvrages humains, les machins bien relous me dit souvent ma femme, genre les barrages et croyez moi dans le coin il y a de quoi faire. C'est donc tout naturellement que j'entreprends le tour du lac artificiel de Nengratìn. Je me rapproche le plus possible du mastodonte, j'en profite, ma femme n'est pas avec moi, à force, elle a fini par développer une allergie au béton.

 

Je profite que ma femme ne soit pas là pour trainer au pied des barrages

 Je longe la côte de cette retenue d'eau par le nord, elle est vraiment immense. Sur sa rive sud se trouve un massif isolé assez impressionnant, le Cerro Jábalon, d'en haut ça promet une vue impressionnante sur toute la région, mais la route qui y conduit me semble inaccessible avec une moto de route, à refaire plus tard avec un trail. Le temps passe très vite, il faut que je me rapproche de Grenade. Je ne tiens pas à refaire les mêmes erreurs qu'hier avec les chemins de terre, je prend la voie rapide. Je la quitte un peu avant d'arriver à la hauteur de l'embalse de Francisco Ambellan, et je prend la GR3201. 

 

40km de plaisir avec des paysages qui rappellent le Colorado

C'est parti pour 40 km de plaisir, de paysages qui rappellent le Colorado, avec en prime encore deux beaux barrages... Cette petite route est un lieu de prédilection pour les cyclistes de la région, prudence donc, ils sont partout. Arrivé dans la banlieue sud de Grenade j'ai eu envie de stopper un moment pas trop loin de l'Alhambra histoire de faire une photo, décision ambitieuse que j'allais vite regretter puisqu'il m'a fallut entrer en plein centre ville. La transition fût brutale et le contraste avec le calme de ces deux derniers jours important. J'ai regretté mon choix, dès le premier bouchon. 

 

Une fois dans la banlieue de Grenade j'ai eu envie d'aller saluer l'Alhambra

Si j'avais un conseil à donner à ceux qui ne connaissent pas encore Grenade, c'est de prévoir une visite spécifique à pieds et sur au moins deux jours si c'est possible. Je reprend le chemin de la côte, la fin de mon circuit se rapproche, je ne suis plus qu'à une soixantaine de kilomètres à vol d'oiseau de ma maison. Il est préférable de quitter la banlieue de Grenade par la voie rapide, alors encore une fois je me résigne mais j'en sors dès que c'est possible pour prendre la A4050. Cette petite route de montagne à tout ce qu'il faut pour me ramener à Salobreña dans la joie. Attention cet itinéraire n'est pas recommandé pour les acharnés de la vitesse. La largeur très modeste de la chaussée ainsi que la profondeur des précipices qui la côtoient ont vite fait de ramener le foufou à la raison. Et c'est pas plus mal car à tout instant on peux croiser en plein virage un tracteur et sa remorque chargée à bloc de fruits ou de légumes, et dans le cas où on sortirait de la route... Le plaisir est ailleurs, dans la contemplation par exemple. Ceux qui connaissent un peu cette région savent à quel point l'image de la montagne qui tombe dans la mer est juste, un millier de mètres de dénivelé en quelques kilomètres, ça tourne grave, mais quel plaisir de rouler avec le bleu de la mer en arrière plan. 

A tout moment on peut croiser un tracteur chargé à bloc et le fossé est profond!!!

 

La balade se termine, je suis de retour dans la petite ville de Salobreña, ici j'ai mon rituel, après mes tours de moto je vais m'offrir un petit rafraîchissement en bord de mer. J'aime beaucoup le petit bar à tapas "la Galera". Avec la Méditerranée en toile de fond et une cerveza à portée de main, c'est est un endroit idéal pour faire un petit debriefing post roadtrip. J'en profite pour me rappeller les meilleurs moments, regarder mes photos, bref prolonger encore un peu le plaisir. Je rêve aussi en pensant aux prochains roadtrips, ceux que je prévois de faire quand les restrictions seront levées. Alors si mon histoire vous à intéressé et si vous passez un jour dans cette région, regardez donc si vous n'apercevez pas une CB1300S qui attend patiemment son pilote, ça ne sert à rien de lui parler, je la connais, elle ne dira rien. Essayez plutôt de me trouver, je ne suis sûrement pas loin et moi je discute facilement. 








 


mercredi 20 janvier 2021

Bonne année 2021... Ou pas !!!

Ce n'est pas un scoop, les mois de décembre et moi ça n'a jamais vraiment été une histoire d'amour. A cette période, tous les ans, c'est la même panique, mon caractère change, je deviens bougon, désagréable, limite chiant, infréquentable. Tout ça c'est la faute à ce délire généralisé qui accompagne le passage de chaque nouvelle année, la faute à cette manie de vouloir faire comme si on redémarrait sa vie tous les 31 décembre à minuit!!!  Mais enfin les amis, le temps s'écoule de façon linéaire, et le matin du 1er janvier ne diffère en rien de tous les autres débuts de journée.

Et pourtant pour cette fois je suis tellement tenté de faire comme tout le monde, de faire comme si... Comme si au douzième coup de minuit on allait enfin pouvoir tout recommencer. Sortir une feuille toute blanche, une jolie feuille vierge de tout COVID, sans décompte de morts, sans période de confinement, sans mesures de distanciation, une belle feuille sur laquelle on allait pouvoir écrire l'histoire de cette toute jeune année 2021.

Et s'il suffisait d'y croire pour que tout ça se réalise??  Perso je suis prêt à tout essayer... Alors

 

Je nous souhaite à toutes et à tous une très belle année 2021


mardi 22 décembre 2020

J'ai une nouvelle compagne

Ok le titre est un peu ambiguë mais rassure toi, ce n'est pas de ma vie privée dont il va être question. Ma nouvelle compagne, elle est blanche et bleue, possède deux roues, un cadre, un moteur et lorsque je grimpe dessus c'est pour aller me balader sur les routes 😇😇. 

Alors si tu veux en savoir plus sur ma nouvelle moto, vas y vite, c'est par là...

vendredi 20 novembre 2020

Le retour du confinement

Et bien oui, ça fait presque cinq mois que je n'ai pas écrit dans mon blog. Si tu veux tout savoir j'ai même vérifié pour être sûr de ne pas me tromper, et effectivement mon dernier post date de la mi mai, juste à la fin du premier confinement. C'est sûr, certains ont du se dire que j'avais arrêté  la moto, ou pire que j'étais mort au fond d'un hôpital, tout pourri par le COVID... Et ben même pas les amis, je suis toujours vivant. 


Enfin, vivant, faut relativiser quand même, survivant serait un mot plus approprié, car faut dire que depuis le début de l'année 2020 et à cause de cette saleté de virus on traverse une période qui n'est pas vraiment propice à faire les foufous, du coup c'est pas étonnant si je n'ai rien de particulièrement extraordinaire à te raconter. Mais ne pars pas tout de suite, en grattant un peu j'ai trouvé quelques trucs à écrire, et même des petites vidéos à te montrer.

jeudi 11 juin 2020

En liberté surveillée dans le parc du Morvan

Si comme moi vous habitez sur la planète Terre, vous avez forcément entendu parler du Corona Virus, cette sale bestiole qui nous pourri la vie depuis le début de l'année. Pour un petit nouveau il a quand même réussi l'exploit de faire enfermer les trois quarts de l'humanité pendant plus de deux mois, des semaines entières sans moto, sans copains, sans restau... Une vraie misère. 


Rester aussi longtemps sans pouvoir mettre la bécane dehors, j'avais jamais vécu ça. Alors comme tout motard à peu près normal, lorsqu'on a enfin retrouvé la possibilité de sortir j'ai apprécié de remettre les roues de Harlette dehors, il était temps, la perspective de ne plus avoir aucune autre expérience motorisée que celle passée à trottiner derrière ma tondeuse à gazon me minait le moral.