Chez moi l'envie de rouler à moto est incontrôlable. Elle doit se former au plus profond de mon cerveau reptilien, vous savez, celui qui commande les fonctions de base, les instincts, celui qui reste toujours hors du contrôle de la raison. C'est sans doutes pour ça que lorsque l'idée de faire une sortie jailli dans ma tête j'ai tendance à devenir rapidement pénible tant que je ne me retrouve pas derrière un guidon.
Marie le sait bien, et elle supporte avec bienveillance mes perpétuels projets de ballades. Mais ce matin au petit déjeuner, c'est elle qui me dit qu'elle ferait bien un tour avec moi aujourd'hui. C'est le genre de proposition qui ne se refuse pas.


